Mon parcours scolaire


ETUDES / jeudi, octobre 12th, 2017
GraineDeCigogne©

Mes années collège se sont déroulées dans un établissement public de Limoges. J’étais dans le collège de secteur à 15 minutes à pied de chez mes parents. En classe de 5ème j’ai choisi de faire Latin, j’ai également intégré la « section européenne ». Il s’agissait à ce moment-là de 2 heures en plus d’anglais, beaucoup plus ludiques que les heures théoriques du programme scolaire. Je me rappelle que la prof ne parlait nullement français durant le cours, ce qui m’avait déstabilisé au début.

Je me rappelle une fois ne pas avoir compris la consigne d’un travail, et d’avoir dû loucher sur la table de mon voisin ; qui d’ailleurs n’était autre que mon meilleur ami ; sauf que lui non plus n’avait pas compris grand chose, et c’était parti en fou-rire, fou-rire que j’ai dû terminer dans le couloir, devant la porte de la classe !

A la fin du collège, je savais déjà que je voulais faire un bac scientifique. J’ai fait le choix de ne pas aller dans mon lycée de rattachement, mais d’aller dans un lycée général et technologique public bien réputé, toujours à Limoges. Pour cela, j’avais choisi d’intégrer une seconde générale avec les options SI (Sciences de L’ingénieur), Section Européenne et option sport (oui j’aimais bien les options à l’époque :D) . Ce fut les deux plus belles années de ma vie scolaire. Comme c’était un lycée en majorité technique, il y avait très peu de filles. J’ai pu évoluer dans un milieu masculin, et en tant que filles, nous étions chouchoutées.

En section européenne, j’avais la physique-chimie dispensée en anglais ainsi qu’une heure d’anglais en plus (durant laquelle on étudiait plutôt l’histoire et les coutumes des pays anglophones). Quant à l’option sport, il s’agissait de 3 heures consécutives de sport le vendredi après-midi, (en plus des 2h d’EPS) ; un semestre de handball et un semestre de Golf.

Ma terminale fut bien différente. J’étais scolarisée dans un lycée privé de Strasbourg. Loin de l’ambiance chaleureuse du lycée public, je suis devenue une « machine à avoir le bac ».  Alors que jusqu’à présent j’avais toujours été dans les 3 premiers élevés de ma classe, je me suis retrouvée dans les 3 derniers. Vous comprendrez que les exigences n’étaient pas le même! Le but n’était pas d’avoir le bac, mais des bonnes notes pour intégrer des écoles prestigieuses de France et d’ailleurs ! Mais moi je m’en moquais je voulais être sage-femme !

J’ai tout de même obtenu mon Bac S – SVT (spé physique-chimie) Anglais européen, mention «Bien». LIBÉRATION !

C’est donc tout naturellement que j’ai continué sur ma lancée, en m’inscrivant à la faculté de médecine. Tout juste majeure mes parents ont préféré que je reste à leurs côtés, c’est donc à Strasbourg (et non à Limoges comme je l’aurais voulu) que, j’ai fait la Première Année d’Etude de Santé (la PACES) ou tout simplement « LA première année de médecine », avec pour seul objectif de réussir le concours de sage-femme : il y avait 30 places.

Après une année de travail acharné, le résultat tombe : je suis 32ème, puis 31ème ; la 1ère refusée, la 1ère « des nulles ». Autour de moi, la terre s’effondre. J’ai échoué d’1 place, une pauvre petite place, une croix sur un QCM …. Heureusement, au vu de mon classement général, j’avais l’autorisation de la Fac de redoubler. Je serai donc « carrée ».
Durant l’année de mon redoublement, ayant peur de l’échec et voulant mettre toutes les chances de mon côté pour réussir à devenir sage-femme, j’ai également envoyé un dossier d’inscription à l’école de sages-femmes de Namur (HEPN) en Belgique (je m’étais, d’ailleurs, rendue aux portes ouvertes durant le mois de mars). La réponse fut négative, j’étais refusée pour des raisons géographiques (A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas compris cette raison, mais je me suis fait une raison justement ^^). Mon plan B tombait à l’eau… Je devais réussir !
Il me fallait bien un plan C, la peur de l’échec, je vous dis… C’est pourquoi, j’ai aussi passé le concours d’entrée en école d’infirmières. Concours que j’ai, à ma grande surprise, brillamment réussi.

Mais, c’est le 1er Juillet 2015, que j’ai vu mon nom sur la liste des reçus.

J’AVAIS RÉUSSI, J’ALLAIS DEVENIR SAGE-FEMME !

Je pouvais lire en toutes lettres la mention « reçue » à côté de mon nom. Je me rappelle encore l’émotion à ce moment-là : une danse de la joie intérieure mêlée à des pleurs.
J’ai donc intégré en septembre 2015 l’école de sages-femmes (dépendant de la Fac de médecine) de Strasbourg pour 4 longues et intenses années d’études…

En fouillant dans les archives de mes réseaux sociaux j’ai (re)trouvé ça : 

6 réponses à « Mon parcours scolaire »

  1. Puis l’aventure de l’ESF commence… Tel en bateau traversant un océan avec parfois la mer calme et souvent une mer déchaînée manquant de te faire passer par dessus bord pour tout abandonner en plein milieu.
    Tu vas y arriver !

    1. La métaphore de la mer me parle tellement, et c’est tellement ça ! Mais jamais le bateau ne chavirera. L’eau passe parfois par dessus bord, mais je garde mon cap : celui du diplome final.
      Merci Nathalie pour ton commentaire, qui me va droit au coeur. <3

    1. Ce blog c’est que du partage ! Quel parcours tu trouves ? En comparaison au tien, le mien est minable ^^
      Mais nos parcours se réunissent puisque qu’au final on est toutes les 2 sur l’apprentissage de notre rêve.
      Et on sera des sages-femmes, de supers chouettes sages-femmes !

  2. Je viens de découvrir ton blog et ton compte Instagram! Tellement chouettes et motivants!
    Je viens de commencer en première BSF (justement à l’HEPN ;-)) après 3 ans études en Sciences Biomédicales qui ne me plaisaient plus..
    Tes écrits et petites photos montrent un chouette aperçu!
    Merci à toi et bonne continuation :-)!

    1. Merci pour ton message Caroline, il fait plaisir à lire !
      Je te souhaite bon courage pour tes études et j’espère que tout se déroule pour le mieux 🙂

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